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Articles de cette rubrique
  • " Un enterrement ? Une résurrection !" (Mai 2003)

    11 juin 2003

  • Est-ce le jour ou la nuit, l’hiver ou l’été ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne me souviens que d’une chose. Cette fois-là, la terre a tremblé, c’était l’enfer. Cette fois un trou béant m’a englouti. Ici, je sais, c’est la nuit, c’est l’hiver. La terre ne tremble plus. Le trou s’est refermé. Ce n’est pas le paradis. De la surface j’ai disparu. Nombreux sont venus pendant quelque temps. Le temps du souvenir. Ayant disparu de la surface Il fallait disparaître des mémoires. C’est chose (...)

  • "L’Enfer" (1er décembre 2002)

    24 février 2003

  • Silence intérieur Vide immense Chute vertigineuse Descente aux enfers Lambeaux de vie Voile d’existence Se détachent En abondance Tournoyant Dans le vide Le silence Je tombe Bouche béante Sans fin la chute Aucun bruit, chut ! “L’enfer” de Dante Évanescente, ma vie S’étire à l’infini Diluée dans l’espace Et dans le temps Où vas-tu mon âme ? Vers quel désert ? Dans quel espace ? Vers quel quasar ? Silence, vide Inexistence Perte d’un corps Vers la Camarde mon (...)

  • "la Différence" (29 septembre 2002)

    17 juillet 2003

  • Trop petit, Trop grand Trop gros, Trop maigre Mais aussi Trop noir, Trop jaune peut-être également Trop blanc Sidaïque ou lépreux Sans doute Trop monstrueux Dans d’autres cas Clochard, taulard et surtout marginaux de tous poils Vous qui rêvez d’une vie banale comme d’un bien précieux Comme d’un but que vous n’atteindrez sans doute jamais Vous dont chaque matin n’est qu’un jour de plus de souffrance Ou vous qui refusez cette dépendance Vous qui avez dans le cœur cette liberté dont ils ont peur Vous qui (...)

  • "Réveil" (août 2002)

    24 février 2003

  • Je m’éveille, L’aube naissante répand une lumière pâle dans cette pièce lugubre. J’assiste une nouvelle fois à cet instant magique qu’est la naissance d’un jour. Pâle lumière, fraîcheur de l’aube, réveil de la ville. Doucement, des femmes, des hommes peuplent les rues jusque là désertes. Le bruit perce cet air cristallin et envahit l’espace. Allongé sur ma couche, je profite de ces dernières minutes, ces dernières secondes. La lumière devient plus intense, elle projette sur le sol l’ombre (...)

  • "Tristes secondes" (Octobre 2002)

    6 mars 2003

  • Il y a dans la vie des secondes interminables. De ces secondes où il semble que le monde nous abandonne Des secondes si longues que l’on croirait des années On ne sait plus parfois Qui l’on est, où l’on va : Est-ce le monde qui nous abandonne ? Est-ce nous qui refusons ce qu’il nous donne ? Qu’elles sont longues ces secondes quand elles font remonter du plus profond de nous-même ces ruisseaux d’eau claire qui déposent sur nos joues des traces d’amertume, des cristaux de souffrance. Qu’elles sont (...)

  • A nos mères, nos femmes, nos filles ...

    8 juillet 2003

  • À nos mères, nos femmes, nos filles ... Elles ont versé le sang pour créer. Car elles sont source de vie Elles sont la lumière qui éclaire nos premiers jours. Elles sont la chaleur qui sèche nos premières larmes, réchauffe notre cœur. Elles sont les premières filles que l’on veut épouser. Elles sont nos mères. Elles sont les premières à qui l’on confie` nos vœux les plus chers. Celles avec qui on découvre l’amour. Elles (...)

  • Il fait mauvais au jardin d’Eden

    5 octobre 2005

  • Humanahum Il y avait une planète que l’on appelait la Terre ; il y faisait bon vivre, les saisons y rythmaient la vie. Il y avait une planète si belle qu’on l’appelait la "planète bleue". Venu des profondeurs de l’Océan ou du fin fond de l’univers, sur cette planète si belle et en paix, s’abattit le plus grand des désastres, le plus grand fléau que l’univers pouvait avoir en son sein ; survient sur cette Terre le plus grand prédateur. Dans ce jardin d’Eden, l’homme vint y faire son nid. Il (...)

  • La pluie (15 juillet 2003)

    30 août 2003

  • LA PLUIE Voilà à présent un bon quart d’heure que je marche ; que je marche en tournant entre un mur et des grilles, comme un animal en cage. Je tourne, je marche, pour qui, pour quoi ; je ne sais pas, je ne sais plus. Je marche peut-être pour attraper le temps, ce temps qui passe, qui s’enfuit toujours plus loin, ce temps toujours plus long. Je marche sans raison, sans but, simplement, sans doute pour sentir mes pieds, mes jambes, me sentir exister. Marcher pour prendre conscience de mon (...)