13674 articles - 12253 brèves

1870 Courriers divers

Source : http://champpenal.revues.org
Articles de cette rubrique
  • Divers lettres

    16 février 2006

  • “ Clairvaux, le 29 Août 1880, Monsieur le Ministre, J’ai l’honneur de vous exposer que le 28 Avril 1877 la Cour d’Assises de Reims m’a condamné à 5 années d’emprisonnement pour vol. Un moment d’oubli m’étant survenu, je paie bien cher ce manque à mes devoirs, aussi, ma famille m’a mis de côté : c’est malheureux. Connaissant les travaux de Chemin de fer et de canaux (J’en ai surveillé plusieurs), je viens vous prier, Monsieur le Ministre, à l’expiration de ma peine de me transporter dans une colonie (...)

  • Les lettres types de la maison centrale de Beaulieu

    11 février 2006

  • “ A Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Monsieur le Ministre, Le suppliant Baulier, Paul, détenu en la maison centrale de Beaulieu (Calvados), par suite d’un arrêt du 18ème Conseil de guerre séant à Paris en date du 9 Septembre 1872, qui l’a condamné à 5 ans de prison, pour coups et blessures, a l’honneur d’exposer à Votre Excellence : Que poussé par la honte et ce sentiment qui l’empêche de se représenter, à sa libération, auprès de ses anciennes relations, il est animé du plus vif désir (...)

  • Lettre d’un détenu lettré

    12 février 2006

  • “ Nevers, le 1er Novembre 1875 Monsieur le Ministre, J’ai l’honneur de vous soumettre cette demande dans l’espoir que vous daîgnerez l’accueillir favorablement ; elle vous paraîtra peut-être étrange, mais j’espère en votre bienveillante justice pour prendre en considération la circonstance impérieuse qui motive son envoi. J’appartiens à une famille honorable du département de l’Allier, famille qui gémit de mes erreurs mais qui ne comprend pas le remède à apporter au mal moral qui règne en moi. J’ai subi, (...)

  • Lettre des détenus Communards

    12 février 2006

  • “ Belle-Ile-en-Mer, le 30 juillet 1873 A Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Monsieur le Ministre Le Soussigné détenu politique, à la Maison de Détention de Belle-Ile-en-Mer, a l’honneur de vous adresser une demande ayant pour but d’obtenir sa transportation dans une Ile de nos possessions, soit dans l’un des groupes de la Martinique ou de la Guadeloupe, soit dans les Iles St louis, St Anne, L’Hattes, St Maurice, St Pierre (Direction de St Laurent du Maronge), dans la Guyane Française, soit encore (...)

  • Lettres de détenus souhaitant expirer leur peine à la Nouvelle-Calédonie

    12 février 2006

  • “ Beaulieu, le 1er juin 1873 A Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Excellence, Par suite de deux jugements rendus à Cherbourg : l’un le 19 Avril 1873, par le premier Conseil de Guerre, je fus condamné à cinq ans de prison ; l’autre le 25 du dit, par le Tribunal Maritime, à six mois de prison. Ex-Commis aux Vivres de la Flotte, je me trouve placé sous les ordres de l’Autorité civile, et en ce moment, à la Maison Centrale de Beaulieu. Permettez-moi de venir solliciter près de vous (...)

  • Lettres de femmes

    31 mars 2006

  • “ Saint Lazare, le 6 août 1875 A Monsieur le Ministre Monsieur, je suis la nommée anette olcheskï fme Baërte, je suis condannée le 28 juillet a huit ans et mon mari a cinq ans j’ai 4 enfants dont le plus agée de 10 ans et le plus jeune 9 mois mon mari est très bon mécanicien et je suis une ouvrière qui saie coudre et repasser c’est pourquoi Monsieur je me permets de bien vouloir macorder la faveur d’aller a la nouvelle calédonie avec man mari et mes enfants en le fesant vous rendré un père et une mère (...)

  • Lettres de libérables désireux de s’expatrier pour échapper à la surveillance de haute police

    11 février 2006

  • L’exemple de Claude Jean Eugène Boivin, détenu à la prison de Bazas. “ Condamné le 13 Octobre 1863 à Paris à 6 mois d’emprisonnement et 5 années de surveillance de la haute police par la 7e Chambre correctionnelle de Paris pour délit de vagabondage je me suis vu par cette circonstance forcer de quitter mon pays natal et me rendre à Montpellier résidence qui m’avait été assignée. Enfant de Paris, je pouvais m’y créer des ressources, tandis qu’en province, sans aucune connaissance, ayant un état industriel (...)