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Articles de cette rubrique
  • N°09 - Act Up : le VIH incompatible avec l’enfermement

    29 May 2002

  • Act Up : le VIH incompatible avec l’enfermement « Séropos incarcérés = séropos assassinés » ! Slogan de la commission prison d’Act Up-Paris Depuis 1991,la commission prison d ’Act Up-Paris ne désarme pas et milite contre la détention des personnes atteintes de maladies graves.« Notre principale préoccupation demeure, encore aujourd’hui, dans la difficulté d’accéder à des soins décents en milieu pénitentiaire lorsqu’on est atteint d ’une pathologie grave, notamment par le VIH », affiche-t-elle tout (...)

  • N°09 - La santé entravée

    31 May 2002

  • Huit ans après la loi qui a permis à l’hôpital d’entrer dans les prisons, l’égalité des soins entre détenus et citoyens libres n’est pas encore garantie, malgré de nets progrès. Qu’en est-il alors des personnes incarcérées touchées par le VIH, dont la prévalence est trois fois supérieure derrière les barreaux ? « Assurer aux détenus une qualité et une continuité de soins équivalentes à celles offertes à l’ensemble de la population », telle était la vocation de la loi du 18 janvier 1994, qui a retiré à (...)

  • N°09 - Ligne 6 : un espace de liberté

    4 June 2002

  • A l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, la ligne 6 permet aux détenus de parler de leurs préoccupations en matière de santé mais aussi de leur vécu avec un interlocuteur extérieur. Entretien avec Hervé Robert, coordinateur national de Sida Info Service. Quel est le principe de la ligne 6 ? Lancée en 1997, à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes par Sida Info Service, la ligne 6 est partie de la volonté d’apporter au milieu carcéral un instrument d’information, de soutien et de prévention analogue à celui (...)

  • N°09 - une condamnation à mort

    30 May 2002

  • Suivi par Ban public - Créée pour faire connaître l’univers carcéral et faciliter la réinsertion des détenus, Ban Public développe son action autour du site, le cas de Patrick B. est symptomatique des difficultés auxquelles sont confrontés les détenus pour obtenir une libération conditionnelle, malgré un état de santé très dégradé. Muni d’un certificat d’hébergement, d’une promesse d’embauche, d’une inscription à un Deug d’histoire, ainsi que de certificats médicaux attestant de la gravité de son état et de la (...)

  • N°12 - « Intervenir en prison est un combat continu »

    9 January 2003

  • Responsable des CDAG au conseil général des Bouches-du-Rhône, le Dr Chantal Vernay-Vaïsse a mis en place, très tôt, des consultations dans les prisons locales. Une opération qui connaît néanmoins des limites. Comment intervenez-vous en prison ? Depuis 1988, date à laquelle le conseil général m’a recrutée pour réorganiser l’ensemble du dispositif, nous essayons d’offrir des prestations identiques en ville et en prison. Le VIH n’est donc pas séparé des hépatites ou des MST, et l’anonymat est de mise. (...)

  • N°12 - Dépistage et confidentialité

    9 January 2003

  • A leur arrivée en prison, les détenus doivent être reçus par l’UCSA. Au cours de cette visite médicale, un dépistage du VIH et un conseil personnalisé de prévention devront leur être proposés. Officiellement prévue dans tous les établissements pénitentiaires, l’intervention des centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG) n’a pas lieu partout. Pour Serge Lastennet, responsable de la commission « Prison » d’Act Up, c’est alors « le médecin de l’UCSA qui prescrit les tests. Il en résulte un problème (...)

  • N°12 - La prison dans la prison

    9 January 2003

  • Pour améliorer les conditions de détention des transgenres, le Pastt (Prévention, action, santé, travail pour les transgenres) a élaboré un programme « Prisons », l’objectif étant de rompre leur isolement et de favoriser l’échange avec l’extérieur. « Dans notre cadre d’action de santé communautaire, nous avons constaté que les transgenres incarcérés vivaient dans des conditions abominables, car les structures pénitentiaires n’étaient pas adaptées à leur spécificité », explique Camille Cabral, directrice du (...)

  • N°12 - Prison : la prévention ne franchit pas le mur

    9 January 2003

  • Malgré la forte prévalence du VIH et la permanence de comportements à risques, la prévention peine à s’imposer en milieu carcéral. Au rang des coupables : les conditions de vie intra-muros ainsi que le déni de la présence de drogues et d’une sexualité chez les détenus. « On a toutes les raisons de penser qu’il y a des contaminations en prison, mais il est très difficile de le montrer », résumait le Dr Julien Emmanuelli de l’Institut national de veille sanitaire lors de la 46e rencontre du (...)

  • N°12 - Taul’arts contre le sida

    9 January 2003

  • A la demande de la maison d’arrêt de Tulle, Entr’AIDSida-Limousin organise en prison des séances d’information sur le VIH et des ateliers de création de supports à la prévention. « Le sida ne se voit pas à l’œil nu » ; « Cela n’arrive pas qu’aux autres », « L’euro, parlons-en, le sida, pensons-y »..., tels sont quelques-uns des slogans imaginés par les Taul’arts pour lutter contre le VIH. L’aventure a démarré en 2000, à la suite de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Des bénévoles de « La petite asso (...)

  • N°32 - Des malades détenus plutôt que des détenus malades

    17 September 2006

  • Convaincu que « pour éviter la récidive, le meilleur moyen est l’aménagement de peine » et que se préoccuper de sa santé peut contribuer à favoriser la réinsertion, Éric Martin met en place, au centre de détention d’Argentan, plusieurs formules visant à faciliter des projets de soins. Témoignage. « Rien n’interdit, dans le code de procédure pénale, de fonder des aménagements de peine ou des sorties temporaires sur un projet de santé ! Nous avons donc mis en place au centre de détention, avec le Spip et grâce (...)

  • N°32 - Intervenir en prison, un casse-tête salutaire

    17 September 2006

  • Malgré les avancées offertes par la loi du 18 janvier 1994, l’égalité des soins entre détenus et citoyens libres est loin d’être réelle. Alors que les associations ont un rôle incontournable à jouer en prison sur le plan de la santé globale, il leur est souvent difficile d’y intervenir. Des projets intéressants peuvent toutefois être menés. Mais il faut s’armer de patience et bien connaître les rouages. « Dans la plupart des prisons, les équipes soignantes sont débordées et travaillent dans l’urgence. (...)

  • N°32 - Parler du tatouage en prison

    17 September 2006

  • Créée en 1998, l’association Axis a mené diverses interventions de prévention du VIH et du VHC en milieu carcéral. Coresponsable de cette association toulonnaise, qui a monté un relais enfants-parents en 2002, Mylène Baudry narre comment, en 2005, elle est intervenue dans deux établissements avec une tatoueuse. « Alors que nous avions suspendu nos interventions en milieu carcéral depuis deux ans, nous avons repris car la Ddass du Var manquait d’intervenants. Nous avons alors notamment mis en place (...)

  • N°34 - Entre respect et dérapages

    23 September 2007

  • « Entre respect et dérapages » Didier Robert est détenu à la maison d’arrêt de la Santé (Paris). Témoignage. « Je suis touché par le VIH depuis près de vingt-trois ans et, depuis dix ans, je suis “en phase sida”. J’ai appris ma séropositivité en prison, en 1987, et j’ai passé quelques années derrière les barreaux avec cette maladie. Dans une prison, même à la Santé, un médecin spécialiste du VIH, ça ne court pas les rues. Cette seule situation fait que le secret médical ne peut être maintenu vis-à-vis des autres (...)

  • N°34 - Un secret bien mal gardé

    23 September 2007

  • Un secret bien mal gardé Même détenu, la loi pose qu’un patient reste un patient. Tout doit donc être mis en œuvre afin que le secret médical soit garanti. Pourtant, force est de constater qu’en prison les conditions ne sont pas réunies à cet effet. « La prison est un lieu non confidentiel. Le secret médical ne peut y être maintenu. Certes, il y a eu des progrès, mais il reste des failles et préserver le secret est difficile », affirmait Denis Lacoste, médecin chef de l’Unité de consultation et de soins (...)

  • N°38 - La libération, une sortie sans issue ?

    19 September 2007

  • La libération, une sortie sans issue ? La sortie de prison peut se révéler un parcours semé d’embûches, faute d’anticipation, de relais entre le dedans et le dehors et de solutions d’hébergement. L’absence de ces dernières empêche même des sorties anticipées pour raison médicale. Des points abordés lors de la Journée nationale prison organisée par Sidaction le 22 juin dernier à Paris et consacrée au « Suivi médico-social des personnes atteintes d’une infection à VIH et/ou d’une hépatite virale sortant de (...)

  • N°38 - Réapprendre le quotidien en gérant la maladie

    20 September 2007

  • « Réapprendre le quotidien en gérant la maladie » Nathalie Vallet, travailleuse sociale à l’Association réflexion action prison et justice (Arapej). « Dans le cadre d’aménagements ou de suspensions de peine, nous voyons beaucoup de personnes dans le déni de leur maladie. Le temps de la détention a été pris comme un temps de mort et elles veulent rattraper les années perdues. Elles arrêtent leurs traitements pour se lancer dans une nouvelle vie. À l’inverse, d’autres sont dans une surmédicalisation. La vie (...)

  • N°38 - Ucsa : peut mieux faire

    22 September 2007

  • Ucsa : peut mieux faire Dans son enquête « Accompagnement médico-social postcarcéral des détenus atteints d’hépatites B, C et d’infection à VIH » menée auprès des Ucsa en 2006, l’équipe du Dr André-Jean Rémy (UCSA Perpignan, pôle CSUD) a relevé une série d’indicateurs intéressants. Parmi lesquels on constate notamment que de façon systématique seuls 56 % des Ucsa ont la liste des détenus libérables, 52 % leur donnent des médicaments, 40 % une ordonnance, un tiers font une lettre au médecin traitant et, au plus, (...)

  • N°41 - Faire sauter les verrous

    5 October 2008

  • Faire sauter les verrous « Alors que les détenus sont parmi les plus touchés par le VIH et les hépatites, très peu de projets en direction dumilieu carcéral étaient proposés à Sidaction. Pour y remédier, l’association a mis en place une mission spécifique », résume le Dr Ridha Nouiouat, son responsable. Résultat : les programmes associatifs sont passés de 5 projets à 15 projets soutenus en direction de la prison entre 2005 et 2007. « Sur l’appel d’offres 2008, 21 associations ont postulé en présentant 25 (...)

  • N°41 - Le sida n’oublie personne, Sidaction non plus

    4 October 2008

  • Le sida n’oublie personne, Sidaction non plus Depuis sa création, en France et à l’étranger, Sidaction a eu l’audace de travailler sur des axes qui attiraient peu les acteurs de la lutte contre le sida. « Les populations “hard to reach” [HTR] en font partie et Sidaction s’est donc emparée du sujet », explique son directeur général Bertrand Audoin. Il y a dix ans, dans cet esprit, elle a ouvert un appel d’offres « Outreach » afin d’inciter les associations à aller au-devant des publics délaissés. « Le (...)