Ban Public
Le portail d’information sur les prisons
Fouille Q.I. de Bois d’Arcy juin 2003 - Communiqué du groupe « Il n’y a pas d’arrangement ! »

Publié le Tuesday 10 June 2003 | http://prison.eu.org/spip.php?article3149/

La violence des « cagoulés de PERBEN » s’est une nouvelle fois exercée au Q.I de Bois d’Arcy.
Sommes-nous les cobayes de ces nouvelles méthodes d’usage de la violence par les E.R.I.S., ce nouvel escadron répressif de l’administration pénitentiaire ?

Après Mounir, Laurent il y a quelques semaines, mardi 2 juin ce fût le tour de Rachid.
Qui sera le suivant ?

Rachid devait être transférer pour un procès concernant une évasion. A priori son transfert aurait dû se dérouler « classiquement », il commençait à faire son paquetage en prévision de son départ imminent.

Mais non ! La pénitentiaire a décidé d’agir en employant la force, ceci de façon totalement gratuite puisque Rachid attendait de partir sans aucune réticence.

C’est donc au petit matin de ce mardi 2 juin, que les E.R.I S., ou on ne sait qui, puisqu’ils sont cagoulés, sont intervenus en force et sans ménagement dans la cellule de Rachid.
Il a juste eu le temps de crier cette phrase « mais qu’est ce que vous faites ? » puis ses mots sont devenus incompréhensibles, sans doute a-t-il été bâillonné … Il s’en est suivi une violente bousculade, impossible de réagir, Rachid était « enlevé » pour être conduit à la fouille …
A 5 jours de son procès, alors qu’il n’avait aucune attitude agressive, il se retrouve en pyjama, sans paquetage dans un Q.I. de la région lyonnaise !

Trop c’est trop, c’est la deuxième action gratuite des « cagoulés de PERBEN » qui ne s’arrêteront certainement pas là.

Ces « descentes » vont se multiplier jusqu’à ce qu’une bavure arrive.
Ils se sentent couvert par leur ministre et, prennent de plus en plus d’assurance et de plaisir à « casser » du détenu dans les Q.I. en sachant que c’est la seule catégorie d’individus à être privés de leurs droits les plus élémentaires, qui se retrouvent sans aucune défense face à cette institution sécuritaire qui peut agir à sa guise à l’abri des regards.

En solidarité avec notre camarade, nous avons protesté
en refusant les plateaux repas.

Nous, détenus du Q.I.,
entendons tout faire pour empêcher ce genre d’exaction
en informant le public.

Nous refusons ces méthodes fascistes et arbitraires
qui laissent place à toutes les dérives.

Le Q.I. de Bois d’Arcy,
Groupe « Il n’y a pas d’arrangement ! »