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Mort en prison d’un prisonnier malade : plainte contre le médecin de la prison ainsi que contre l’administration pénitentiaire pour non-assistance à personne en danger de mort

Mise en ligne : 29 August 2006

Texte de l'article :

Plainte après la mort en prison d’un inculpé (26/08/2006)
 
Un des inculpés de l’attaque du fourgon survenue à Waremme en janvier 1998 est mort en prison dans des circonstances jugées douteuses par sa famille

LIEGE Selon la famille, Yves Roland, âgé de 47 ans et père d’une petite fille de 9 ans, souffrait d’un cancer généralisé et n’a pu bénéficier de soins que lorsque son état était irréversible. La famille s’apprête à déposer plainte contre le médecin de la prison et contre l’administration pénitentiaire.

Connu de la Justice liégeoise pour divers faits, dont un qui lui avait valu une dernière condamnation à 7 ans de prison pour avoir fait feu en direction d’un policier, Yves Roland (dit "Steve") avait été inculpé dans le volumineux dossier de l’attaque du fourgon survenue à Waremme et dans laquelle deux transporteurs de fonds avaient perdu la vie.

Il était suspecté d’avoir volé une voiture qui, un an plus tard, avait été utilisée lors des faits. Tout comme Thierry Dalem, Léopold Maréchal, Marcel Habran et consorts, il figurait sur la liste des suspects de l’attaque. Bien que libéré par la chambre des mises en accusation, il purgeait un reliquat de peine à la prison d’Andenne en raison de la révocation d’une liberté conditionnelle.

Selon son beau-père, Yves Roland avait réclamé des soins à la suite de la dégradation de son état de santé depuis un an. Un cancer du poumon s’était propagé mais, après des examens de sang et des radios, le médecin de la prison a refusé son transfert vers un hôpital spécialisé. C’est finalement le 7 août qu’Yves Roland a été transféré agonisant au CHR de Namur et y est décédé le 14 août.

"Il a directement été transporté au service d’oncologie, ce qui prouve que son état de santé était connu du médecin de la prison, expose le beau-père. Son état ne faisait qu’empirer mais on l’a laissé souffrir le martyr. Sans une intervention de notre part, il aurait agonisé comme un chien dans sa cellule."

Dans les prochains jours, la famille d’Yves Roland (sa compagne et sa petite fille) déposera plainte contre le médecin de la prison ainsi que contre l’administration pénitentiaire pour non-assistance à personne en danger de mort.

Source : DH Net