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Type : Word

Taille : 46 kb

Date : 10-07-2006

(2006) n°1 journal CAP nx PCI Paris

Mise en ligne : 20 July 2006

Texte de l'article :

BULLETIN numéro 1 - juin 2006
adresse e-mail : liberteprisonniers.npci@yahoo.fr

LES CAMARADES MAJ ET CZEPPEL
DU (nouveau)PARTI COMMUNISTE ITALIEN ONT ETE LIBERES !

UNE GRANDE VICTOIRE A ETE CONQUISE, MAIS LA LUTTE N’EST PAS TERMINEE !

Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, membres du (nouveau)Parti communiste italien, étaient emprisonnés à la Santé et à Fleury-Mérogis depuis le 26 mai 2005. Contre eux les Autorités Françaises, à la demande des Autorités Italiennes, conduisent depuis le 23 juin 2003 une enquête pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme », malgré l’absence de preuves. La fausse accusation de « terrorisme » est le prétexte pour violer les droits politiques les plus élémentaires et gêner le plus possible le travail du (nouveau)Parti communiste italien. Mais la large solidarité exprimée en France, Italie et dans d’autres pays a construit une barricade contre cette persécution politique et a obligé les Autorités Françaises à faire un pas en arrière : la solidarité a obligé les Autorités Françaises à libérer les camarades Maj et Czeppel ! 

Mais la lutte n’est pas terminée. Les camarades Maj et Czeppel ont été mis sous contrôle judiciaire, en attendant le procès bidon mené en France. Ils sont obligés de signer tous les 15 jours au commissariat, ils ne peuvent pas sortir de France et ils ont l’interdiction de communiquer avec Angelo D’Arcangeli, collaborateur de la Délégation que le (nouveau)Parti communiste italien a créé à Paris et pour laquelle les camarades Maj et Czeppel se sont remis à travailler. Cette dernière mesure a été prise par le juge qui mène l’enquête française contre le (nouveau)Parti communiste italien, le juge G. Thiel, avec le clair objectif de gêner le travail de la Délégation.

Mais les manœuvres des Autorités Françaises et des Autorités Italiennes ne sont pas terminées. Le juge Paolo Giovagnoli du parquet de Bologne a réunis les éléments pour monter l’énième procès bidon pour « association subversive » (article 270 bis du Code de Procédure Pénale Italien) contre de vrais et de présumés membres du (nouveau)Parti communiste italien. Le juge Giovagnoli est prêt à émettre les mandats d’arrestation pour une trentaine des personnes, mais avant de le faire il veut être sure que les Autorités Françaises ne s’opposeront pas à l’extradition de Maj et Czeppel - qui sont les cibles principales de l’enquête bolognaise. Le juge Giovagnoli est en effet bien conscient que l’arrestation d’une trentaine de personnes, avant d’obtenir l’extradition de Maj et Czeppel, peut pousser les Autorités Françaises à ne pas accepter : arrêter une trentaine de personnes sans preuves certaines, est la preuve certaine de la persécution politique. Et les Autorités Françaises pour « sauver la face » ne peuvent pas être mêlées à une pareille opération.

La procédure judiciaire menée par le Parquet de Bologne est la 8éme procédure conduite contre la « caravane du (nouveau)Parti communiste italien »  [1] dès années ’80 à aujourd’hui avec l’accusation de « terrorisme ». Et aussi cette procédure se terminera, comme tous les autres précédentes, par un « non-lieu », mais après une période de détention préventive et avec une grave entrave à l’activité du (n)PCI.

L’enquête menée par le Parquet de Bologne présente une différence par rapport aux sept précédentes procédures judiciaires. Dés années ’80 à aujourd’hui, toutes les enquêtes qui ont été conduites contre la « caravane du (nouveau)Parti communiste italien » ont cherché à insinuer des rapports entre la « caravane » et des Organisations Communistes Combattantes [2]. Au moment où cette accusation a perdu toute crédibilité (une relaxe et six « non-lieu » ont été prononcés), le parquet de Bologne a décidé de changer de tactique : l’actuelle procédure italienne cherche en effet à faire passer le (nouveau)Parti communiste italien comme une Organisation Communiste Combattante. Avec cette manœuvre, l’Autorité Italienne ouvre la porte à la mise hors la loi du (nouveau)Parti communiste italien. Cette tentative de l’Autorité Italienne s’est faite à l’aide du processus qui au niveau international est en cours pour criminaliser le Communisme. La Résolution Lindblad sanctionnée le 25 janvier 2006 par le Conseil de l’Europe représente un important pas dans cette direction, comme l’introduction sur la Liste Noire de l’UE des organisations et partis communistes, ou encore la proposition, faite à l’intérieur du Conseil de l’Europe, d’interdire le symbole de la faucille et du marteau.

Nous invitons à prendre position publique tous ceux qui ne sont pas disposés à rester en silence devant cette violation des droits politiques, devant cet acharnement des Autorités Françaises et des Autorités Italiennes contre le (nouveau)Parti communiste italien. Nous vous invitons à écrire des courriers de protestation au juge G.Thiel - Tribunal de grande instance de Paris - boulevard du Palais, 75001 Paris et au juge Paolo Giovagnoli - Procura della Repubblica c/o Tribunale di Bologna - piazza Trento-Trieste 3 - 40137 Bologna (Italie) ; nous vous invitons à écrire aussi à l’Agence France Presse (11, 15 place de la Bourse - 75002 Paris France - Tel : 01 40 41 46 46 - Fax : 01 40 41 46 32) et à l’ANSA (Agenzia Nazionale Stampa Associativa - Via della Dataria, 94 00187 Roma (Italie) - P.I. : 00876481003 Tél. 0039.06.67.741 Fax 0039.06/69797383.84.86). Faites connaître vos prises de positions le plus largement possibles et envoyez-les aussi à notre adresse email (liberteprisonniers.npci@yahoo.fr).

Il est très important que le plus large nombre des personnes et d’organisations prennent position publique. Cette forme de pression est en effet très efficace. Ce qui s’est passé le 24 Mai ne laisse pas de doute : l’avalanche de coups de téléphone qui a paralysé le standard du juge Thiel, l’a obligé à ne pas perdre de temps pour ordonner la libération du camarade Czeppel, qu’il renvoyait de jour en jour.

Il est possible de gagner. Il est possible d’empêcher l’extradition de Maj et de Czeppel. Il est possible de faire terminer cette honteux acharnement. Mais la victoire est liée à notre mobilisation, à notre solidarité. Et la victoire, cette victoire nécessaire, sera une victoire pour la défense de la liberté de nous tous. Parce que hier comme aujourd’hui est valide le principe énoncé par Martin Niemoller « quand ils sont venus chercher les communistes, les syndicalistes, les juifs, les catholiques je n’ai rien dit, puisque je n’étais pas comme eux...Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester ». En effet, camarades et amis, il n’est pas exact dire « il est possible de gagner » : l’importance de cette combat, laisse en effet la place à une seule expression « il faut gagner ! », pour nous tous.

Adresses utiles :
- Juge Gilbert Thiel - Tribunal de grande instance de Paris - boulevard du Palais, 75001 Paris

- Juge Paolo Giovagnoli - Procura della Repubblica c/o Tribunale di Bologna Piazza ; Trento-Trieste 3 - 40137 Bologna (Italie)

- AFP (Agence France Presse) 11, 15 place de la Bourse - 75002 Paris France - Tel : 01 40 41 46 46 - Fax : 01 40 41 46 32)

- ANSA (Agenzia Nazionale Stampa Associativa)
Via della Dataria 94 - 00187 Roma (Italie)
P.I. : 00876481003 - Tél. 0039.06.67.741
Fax 0039.06.69797383.84.86

Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel
BP 3
4, rue Lénine
93451 St. Denis

25 mai 2006

Aux camarades et aux amis français !
Enfin libres, nous saluons avant tout les camarades et les amis qui se sont mobilisés pour notre libération. Nous remercions toutes et tous ceux qui ont été solidaires avec nous les deux prisonniers du (nouveau)Parti communiste italien, avec le camarade Angelo D’Arcangeli et avec notre Parti. Votre solidarité nous a aidés à garder le moral et a contribué à la défaite de nos persécuteurs. Nous avons besoin encore de votre solidarité. Les Autorités Françaises laissent le pas aux Autorités Italiennes. Celles-ci ont monté leur huitième procédure judiciaire contre la « caravane » du (n)PCI et bientôt nous serons visés par des mesure d’extradition vers l’Italie ou par un mandât d’arrêt européen. La publication dès maintenant des déclarations contre la collaboration des Autorités Françaises avec les Autorités Italiennes dans la persécution des communistes serait très utile. La persécution des communistes n’est qu’une partie politique de la guerre que la bourgeoisie conduit dans votre pays et partout dans le monde contre les travailleurs, les immigrés, les jeunes, les retraités : en bref, contre les masses populaires.
Nous croyons que votre mobilisation solidaire a contribué aussi à renforcer votre confiance et votre fermeté dans la lutte pour sortir de l’impasse sociale actuelle et pour construire des relations sociales dignes des connaissances, des sentiments et des capacités actuelles de l’être humain.
Suivant les décisions du (n)PCI, nous allons travailler pour la Délégation de la CP créée il y a deux ans. Les mesures de contrôle judiciaire imposées par M. Gilbert Thiel et ses commanditaires (ne pas quitter la France, pointer tous les quinze jours au Commissariat, ne pas changer d’habitation, ne pas rencontrer certaines personnes, parmi lesquelles les collaborateurs les plus actifs de la Délégation de la CP, en particulier Angelo D’Arcangeli) visent à entraver l’activité de la Délégation de la CP. Mais nous avons confiance de réussir, avec votre solidarité, à dépasser ces difficultés et faire un bon travail pour la renaissance du mouvement communiste, selon la ligne tracée par le (nouveau)Parti Communiste Italien. Nous espérons vous rencontrer bientôt au cours de ce travail.

Notes:

[1] La « caravane du (nouveau)Parti communiste italien » est l’ensemble des organismes et des individus qui, à différents niveaux et en différentes périodes, se sont unis ou ont collaboré au mouvement initié en 1980, et qui a abouti, en octobre 2004, à la fondation du (nouveau)PCI

[2] Les « Organisations Communistes Combattantes » sont les organisations qui pratiquent la lutte armée (Brigade Rouge, etc.)