14142 articles - 12260 brèves

Ministère de la Justice

Communiqué de presse relatif à la mutinerie maîtrisée à la Maison Centrale de Clairvaux

Mise en ligne : 19 February 2003

http://www.justice.gouv.fr/presse/c...

Texte de l'article :

Paris, le 19 février 2003

Vers 21h30 dans la soirée du 18 Février 2003, une cinquantaine de détenus (l’établissement compte 155 détenus pour un taux d’occupation de 74 % ) ont refusé de réintégrer leurs cellules pour protester contre une mesure disciplinaire prise à l’encontre de l’un des leurs.

Ils ont pris le contrôle du bâtiment A de la Maison Centrale de Clairvaux. Immédiatemment les détenus ont procédé au saccage des installations, en détruisant notamment, le système d’alimentation électrique, les dispositifs de surveillance vidéo. Ils ont également fracturé des portes de cellules. Les personnels de l’Administration Pénitentiaire puis les forces de l’ordre ont très rapidement établi un périmètre de sécurité pour prévenir toute évasion.
Parallèlement la surveillance dans les miradors a été doublée. Le Préfet de l’Aube, en liaison directe avec la Chancellerie, a conduit sur place les opérations.
- A 02 h 00 le 19 Février, l’assaut a été donné par les forces de l’ordre qui ont pu rapidement maîtrisé la situation.

Sur instruction de la Chancellerie les détenus responsables ont été immédiatement transférés vers d’autres établissements pénitentiaires.
Dominique PERBEN, Ministre de la Justice a félicité les forces de l’ordre pour leur professionalisme. Il tient aussi à adresser ses félicitations à ceux des personnels de l’administration pénitentiaire qui ont permis, dès les premières minutes de cet évènement, de confiner ce mouvement dans un seul lieu, en évitant toute évasion.

Dominique PERBEN a par ailleurs demandé au Directeur de l’Administration Pénitentiaire de faire dilligenter par l’Inspection des Services une enquête. Celle ci débutera aujourd’hui à 07h00, elle aura pour objet d‘établir les circonstances exactes ayant permis aux détenus de prendre le contrôle du bâtiment ainsi que des raisons précises qui sont à l’origine de ce mouvement.

Contact presse : Patricia Chapelotte 01 44 77 22 02