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12ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2018

Mise en ligne : 28 mars

Dernière modification : 28 mars

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas. Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.

  • Communiqué
Texte de l'article :
Observatoire des suicides et des morts suspectes
http://prison.eu.org/spip.php?rubrique69

Manquement grave de l’administration pénitentiaire. L’omerta [1] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Déjà 12 suicides et morts suspectes connus entre le 1er janvier et le 28 mars 2018

Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l’Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site banpublic.org a permis d’interpeller l’opinion publique.

« L’ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l’entrée en détention, certains moments particuliers : la période correspondant au jugement ; le placement au quartier disciplinaire ; la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ». Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.

« Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l’administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement...). ». Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l’homme en prison.

Contact Presse : redaction@banpublic.org


La liste des 12 suicides connus au 28 mars 2018

27/03/18 - M.A. Nice
Suicide d’un homme d’une trentaine d’années
Source : BFM

21/03/18 - M.A. Rouen
Suicide d’un homme de 68 ans, par pendaison
Source : Le Figaro

10/03/18 - C.P. Fresnes
Suicide d’un homme de 51 ans par pendaison
Source : Le Parisien

28/02/18 - M.A. Nice
Suicide d’un homme d’une vingtaine d’année, par pendaison
Source : Nice-Matin

24/02/18 - M.A. Nice
Suicide d’un homme de 45 ans, par pendaison
Source : Nice-Matin

21/02/18 - C.P. Fresnes
Suicide d’un homme, par pendaison
Source : Le Parisien

16/02/18 - M.A. Epinal
Suicide d’un homme d’une quarantaine d’années, en détention provisoire, par pendaison
Source : France 3

23/01/18 - M.A. Angers
Suicide d’un homme de 41 ans
Source : Ouest-France

16/01/18 - C.P. Nantes (ouvert depuis juin 2012)
Suicide d’un homme de 35 ans, par absorption de médicaments
Source : Ouest-France

15/01/18 - C.P. Laon
Suicide d’un homme de 37 ans, par pendaison
Source : Sud-Ouest

08/01/18 - M.A. Metz-Queuleu
Suicide d’un homme de 39 ans, par pendaison, au quartier disciplinaire
Source : Le Républicain Lorrain

01/01/18 - C.P. Fresnes
Suicide d’un homme de 31 ans, par pendaison
Source : CNews Matin

[1] Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu’elles sont globales : l’administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre. Elle "omet" de publier la date, l’âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d’isolement cellule d’arrivant etc...), et cultive l’opacité la plus absolue lorsqu’il s’agit d’obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés. Ces statistiques, transmises par l’Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l’information leur est transmise ou pas.