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Prisons : 68 859 personnes incarcérées

Première publication : 17 avril 2014

Dernière modification : 26 juillet

Texte de l'article :

Un record et un taux d’occupation de 119,38% par rapport au nombre de places disponibles
Le précédent remontait au 1er juillet 2013 avec 68 569 personnes incarcérées.

C’est un triste record qui vient d’être battu en France, celui du nombre de personnes incarcérées. Elles étaient 68 859 au 1er avril. Le précédent remontait au 1er juillet 2013 avec 68 569 personnes incarcérées. Un chiffre trop élevé qui se traduit par un taux d’occupation de 119,38% par rapport au nombre de places disponibles. Au 1er mars, la capacité des établissements pénitentiaires était en effet de 57 680 places.

La colère gronde chez le personnel pénitentiaire et le malaise s’accentue chez les détenus. Au gouvernement, Christiane Taubira tarde à trouver une réponse efficace à ce problème. Les derniers chiffres de l’administration pénitentiaire montrent que l’accroissement du nombre des détenus a été de 0,6% par rapport au 1er mars lorsque 68 420 détenus avaient été comptabilisés et de 2% sur l’ensemble de l’année. "La surpopulation pénale, dont nous souhaitons une statistique mensuelle et plus annuelle à l’instar de celle des publics écroués, est le plus grand danger pour la population en général.

(...) Confrontés au défi du nombre, nous n’avons plus assez de temps pour dialoguer, expliquer, rassurer, parfois pas assez de temps pour connaître les détenus. La surpopulation est l’échec de nos missions. Nous sommes usés, nos personnels sont fatigués par des journées à flux tendus" explique le syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP-CFDT).

Quelle serait donc la meilleure solution pour désengorger les prisons ? La création de nouvelles places de prison serait la meilleure réponse selon le syndicat. Mais il pense qu’il faut aussi aller "rapidement et courageusement" au bout de la réforme pénale. Le texte de loi de Christiane Taubira met en place la suppression des peines planchers et la création d’une contrainte pénale, une peine de probation exécutée en milieu ouvert pour des délits passibles de cinq ans de prison au maximum (80% des condamnations pour délits).

Les peines plancher voulues par Nicolas Sarkozy auraient suscité en 3 ans une augmentation de 4% du niveau moyen des peines d’emprisonnement prononcées, selon une étude de Terra Nova.

Source : Atlantico, Un vent nouveau sur l’info
http://www.atlantico.fr/pepites/pri...

Article publié le 17 avril 2014

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