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Une clé pour secourir

Mise en ligne : 7 May 2012

Dernière modification : 8 May 2012

Texte de l'article :

UNE CLE POUR SECOURIR :

Proposition 11 Mise en place de boîtier sécurisé pour l’ouverture des cellules en cas d’urgence

Nous souhaitons également attirer votre attention, sur le problème d’ouverture des portes des cellules, lorsqu’un problème survient en soirée. Ce problème est continuellement rencontré.

Exemple parmi tant d’autres :
Il y a quelques semaines une cellule prenait feu dans la maison d’arrêt de Villefranche, les détenus ont alertés à l’aide d’interphones où personne n’a répondu, ils ont hurlé en direction des miradors, tapé bruyamment sur les portes, cela aura duré vingt minutes, pour que la personne autorisée à ouvrir arrive sur les lieux. La suite vous la connaissez, Kader, décédera à l’hôpital.

Nous avons des tas de cas où le personnel n’agit pas avant des heures malgré des appels à l’aide des personnes incarcérées de l’étage, et nous ne comprenons pas ce choix qu’on ne peut qu’interpréter comme délibéré de laisser mourir quand une vie est en péril. La mise en cause pénale systématique par le parquet devrait être une règle qui ferait réfléchir à deux fois avant de faire le mauvais choix parce que c’est la nuit et qu’on n’a pas envie d’appeler le gradé pour qu’il ouvre. A chaque fois la pénitentiaire nous sort ses règlements et se retranche derrière pour justifier ses manquement du respect au droit à la vie, et tout le monde est couvert et rien ne change !

Lorsqu’un surveillant réagit promptement et s’aperçoit pendant sa ronde qu’une personne incarcérée tente de mettre fin à ses jours, il perd un temps précieux. Ne serait-il pas possible d’installer, à chaque étage des petits boîtiers d’urgence où la clé serait placée. Pour accéder à la clé, il faudrait casser la petite vitre, un rapport explicatif devra être suivi des faits. Que se passera t-il le jour où plusieurs cellules prendront feu, ou qu’un feu se propagera très vite ? Comment évacuer rapidement ? On ne peut plus tolérer que le personnel de la pénitentiaire ne puisse pas secourir dans un délai raisonnable les personnes emprisonnées.