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La famille et les proches, premier pilier contre le suicide

Mise en ligne : 7 mai 2012

Dernière modification : 8 mai 2012

Texte de l'article :

LES FAMILLES ET LES PROCHES, LE PREMIER PILIER CONTRE LE SUICIDE

Proposition 7 : La famille et les proches au cœur de la réintégration

En effet, elles sont l’élément essentiel, une pièce maîtresse dans la vie de la personne condamnée, et c’est avec elle qu’il nous faut aujourd’hui travailler pour lutter contre la récidive et les SUICIDES. Tant que nous ne changerons pas de politique sur les familles et les proches il est inutile d’espérer un changement au niveau de la récidive et des SUICIDES.

Nombreuses sont les familles ou les proches à vouloir participer à la réintégration de leurs proches en détention. Mais, actuellement, il est difficile pour les proches de pouvoir s’investir dans cette démarche, car avoir le bon interlocuteur dans ces services se transforme parfois en un véritable parcours du combattant. Les réponses sont souvent vagues, certaines familles se demandent même si la personne au bout du fil est bien l’éducateur qui est en charge du dossier de leur proche. Mais pour cela il faudrait réaménager le service pénitentiaire d’insertion et de probation [S.P.I.P.] ou créer un nouveau service dans la prison, pour permettre ce lien avec les proches. Nous pensons que le S.P.I.P. devrait travailler en collaboration avec la personne extérieure qui souhaite s’investir dans la réintégration de la personne incarcérée. Cette personne devrait être reçue et écoutée par les acteurs de la pénitentiaire, et la personne incarcérée, pour établir ensemble un plan novateur d’actions pour la réintégration.

Bien évidemment nous sommes conscients que ce plan à besoin d’être développé, mais nous savons que la meilleur clé se trouve dans l’exigence d’un travail avec les proches. LE PARRAINAGE DES PERSONNES INCARCEREES nous semble un outil novateur et le plus à même de s’inscrire dans un tel projet, en partenariat avec les proches mais surtout si la famille ne peut s’investir dans un plan d’insertion faute de moyens et de temps, car l’incarcération fragilise la structure et les conditions des familles, ou si la personne incarcérée n’a pas de proches.

Nous souhaitons apporter aussi un témoignage qui revient souvent : un proche obtient un entretien d’embauche, avec un engagement pour un futur travail, il réussit à faire aller un employeur au-delà des préjugés. Et là alors qu’on peut penser qu’un grand pas a été franchi pour permettre la sortie et la réintégration de la personne incarcérée, les permissions de sorties sont refusées et les embûches administratives s’accumulent. On plonge tout le monde dans le désespoir et on fait passer le message suivant à la personne incarcérée : « Non ! Vous y êtes ! Restez-y et n’espérez rien d’autre dans votre vie ! »

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