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Suisse : "Prescription médicamenteuse non psychotrope à la prison préventive de Champ-Dollon" par Marc BINDSCHEDLER

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Date : 14-04-2005

Note de l’auteur

Mise en ligne : 28 May 2005

Dernière modification : 27 August 2006

Texte de l'article :

UNIVERSITÉ DE GENÈVE

FACULTÉ DE MÉDECINE

Section de médecine clinique,
Département de santé et médecine communautaires,
Institut universitaire de médecine légale

Prescription médicamenteuse non psychotrope à la prison préventive de Champ-Dollon en 1997

Thèse
présentée à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève
pour obtenir le grade de Docteur en médecine

par

Marc BINDSCHEDLER
(de Genève / Suisse)

sous la direction du
Timothy-W. Harding

Thèse n° Méd. 10356
Genève, 2004

Mes cordiaux remerciements vont :
- à la Dresse Bernice Elger pour sa patience, sa rigueur scientifique, et ses innombrables conseils et idées tout au long de ce travail ;
- à la Dresse Catherine Ritter pour les explications qu’elle m’a données concernant le service médical de la prison de Champ-Dollon ; 
- à l’équipe infirmière de Champ-Dollon pour m’avoir longuement et attentivement présenté le fonctionnement de leur équipe ; 
- au directeur de la prison de Champ-Dollon, M. Franziskakis, pour m’avoir expliqué le fonctionnement de la prison et m’en avoir présenté les locaux ;
- à la Dresse Elisabeth Delaporte et au Dr Patrick Bovier pour m’avoir accompagné sur SPSS.

Durant trois semaines, nous avons analysé la prescription médicamenteuse de 179 détenus, dont 77,9% d’étrangers, 87% d’hommes, avec une moyenne d’âge de 34 ans (33,9±11,3).

90,5% des patients ressortent de la première consultation avec une prescription de médicaments. Les médicaments les plus prescrits sont les analgésiques, sans pour autant être excessivement représentés par rapport aux prescriptions du monde libre. La prescription des psychotropes, bien que quantitativement très importante, a déjà été analysée ailleurs, et n’est pas reprise dans notre étude.
 
Notre étude démontre que le principe d’équivalence, édicté par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines et traitements inhumains ou dégradants, qui vise à garantir des soins de qualité égale aux détenus et aux personnes libres, semble respecté en ce qui concerne la prescription médicamenteuse à l’égard de la quantité, des indications et des formes galéniques.

Site source : Unige