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Conditions de vie du quartier disciplinaire ou "mitard"

Mise en ligne : 1er mai 2002

Dernière modification : 28 décembre 2010

Auteur : Association Etxerat

Texte de l'article :

Quartier disciplinaire ou mitard. Les cachots du mitard sont conçus pour détruire la personne, pour l’ isoler du reste du monde. On y envoie le détenu avec un but clair, celui de lui faire perdre sa force. Clair exemple de ce fait est le nombre de suicides suscités dans ces tombeaux de béton. Et cela se passe dans un état qui se dit démocratique, l’Etat Français.

120 cachots d’isolement conçus pour la punition : Le prisonnier y est conduit enchaîné, comme les esclaves , à une cellule de 2x3 mètres.

Un lit, si on peut le nommer ainsi, de béton, une table et un wc turque. Des cachots sans fenêtres, avec des barreaux et des filets métalliques qui limitent l’ intensité de l éclairage artificiel. La nuit, par contre, on éteint rarement la lumière.

Des cellules sales et puantes. Les outils de ménage y étant interdits, on ne peut pas nettoyer les cellules. Les prisonniers conservent la même tenue tout au long de la durée du séjour au mitard. Une fois par semaine ils ont droit à prendre une douche. Toutes fois , ils ont pas droit à prendre du savon, changer de linge ni d’utiliser de claquettes. Ils prennent leur douche sous-clef.

Un drap, une ou deux couvertures, selon la saison, un rouleau de papier, une brosse à dents, du dentifrice, un morceau de savon et un verre en plastique. Voilà ce qu’ils ont pour toute fourniture.

L’ hiver, le froid est glacial. L’ été par contre, la chaleur à supporter est étouffante.

Le détenu reste 23 heures enfermé dans le cachot. Une heure de "promenade" dans une cour de 8x2 mètres à tour de rôle. Cette cour est de plus couverte d’une maille métallique.

En ce qui concerne la nourriture, non seulement elle est de mauvaise qualité mais elle est insuffisante. Elle est servie dans un récipient qui ressemble plus à un pot de chambre ou un bac à nourriture pour les chiens.

Le recensement se fait toutes les heures et les médecins y passent une fois par semaine, ils se moquent souvent du sort des détenus.